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Alexandre Benalla auditionné par la commission d'enquête du Sénat

19 septembre 2018 à 09h45 Par Léo Fichou
Alexandre Benalla aux côtés d'Emmanuel Macron.
Crédit photo : DR

Peu avant 9h, Alexandre Benalla est arrivé au Sénat. L'ex-chargé de mission d'Emmanuel Macron est auditionné par la commission d'enquête du Sénat. Les sénateurs attendent des réponses sur le rôle qu'il a pu tenir dans la protection du Président de la République.

Elle était très attendue, là voila. L'audition d'Alexandre Benalla par la commission d'enquête du Sénat a débuté ce matin, peu avant 9h. Les sénateurs interrogent l'ancien chargé de mission sur son rôle à l'Élysée. L'audition a démarré quelques minutes en retard. La commission aurait refusé que l'audition soit à huis clos. Alexandre Benalla a commencé en présentant ses excuses au Président de la commission. Il l'avait notamment traité de "petit marquis".

 

"Je ne suis pas le garde du corps d'Emmanuel Macron"

Les sénateurs enchaînent les questions et Alexandre Benalla continue d'y répondre. Les questions tournent autour de sa formation et son parcours professionnel, sur la campagne électorale d'Emmanuel Macron, sur ses missions à l'Élysée ou encore sur la manière dont il a été recruté. L'ex-chargé de mission à l'Élysée l'assure, il est "ni policier, ni garde du corps, ni le siège, ni l'épaule d'Emmanuel Macron".

 

Comment a-t-il été recruté ?

Sur son recrutement, Alexandre Benalla a été clair. Il a expliqué avoir postulé auprès des services des ressources humaines de la présidence de la République. Il a par la suite été rappelé. Après avoir envoyé son CV et passé plusieurs entretiens, il a été "recruté sous le statut de chargé de mission, c'est à dire le plus bas de ce qu'on peut trouver au cabinet du Président de la République" a-t-il expliqué. 

 

La question du port d'armes

Quant au port d'armes, Alexandre Benalla sait que cela peut poser question. Il assure avoir fait une demande à titre personnel de port d'armes pour sa sécurité personnelle. Mais, il y a eu un refus pour des motifs administratifs. Finalement, Alexandre Benalla l'a obtenu et il a pu s'entraîner et se perfectionner dans le maniement des armes avec des personnes compétentes. "Il a pu arriver que j'ai un arme, sur moi, lors de déplacement d'Emmanuel Macron" a-t-il ajouté.

  

Rappel des faits

Alexandre Benalla a été filmé en train de frapper un manifestant lors des manifestations du 1er mai à Paris. Il est mis en examen pour "violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité". Il est également poursuivi pour "port public et sans droit d'insignes réglementés, recel de détournement d'images issues de la vidéo protection et recel de violation du secret professionnel".