La propreté, enjeu majeur pour les communes

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10 novembre 2017
Par Loris Galofaro
Le point complet à Avignon, Nîmes, Montpellier, Sète, Béziers, Narbonne et Perpignan.

C'est une question assez sensible, dans chacune des villes : celle de la propreté. Depuis des années, les communes ne lésignent pas sur les moyens dans le but d'améliorer la vie des concitoyens. Mais souvent, le problème qui revient, ce sont les incivilités, véritable fléau souvent incontrôlable. Certaines municipalités ont pris des mesures en ce sens.

A Avignon, depuis l’arrivée à la mairie de Cécile Helle, un plan « Objectif Propreté » a été déployé. Avec notamment l’enfouissement des containers, des opérations de nettoyage collectif, 21 engins achetés pour 845.000 euros pour optimiser le travail de 200 agents et  des 90 employés affectés aux parcs et jardins de la ville. Pour améliorer encore la situation, Chantal Rézouali, déléguée à la propreté urbaine à la mairie d’Avignon mise aussi sur l’adhésion à l’AVPU, l’association des villes pour la propreté urbaine.

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A Nîmes, c’est une priorité municipale avec un budget annuel de 13 millions 400.000 euros, 208 agents chargés du nettoiement de l’espace public. Parmi les nombreux dispositifs mis en place depuis juin, une brigade civilités qui inspecte les lieux sensibles. Après une phase de sensibilisation et de communication, place aux sanctions pour ceux qui ne respectent pas l’espace public. Pour Bernard Engelras, adjoint au maire de Nîmes, en charge notamment de la propreté urbaine, chacun doit se sentir concerné.

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A Montpellier, le quartier de l'Ecusson est sensible sur cette question. Philippe Saurel explique que la ville est propre le matin, mais que les incivilités font que la situation se dégrade ensuite. Depuis son arrivée de à la mairie en 2014, la collecte a été réorganisée, le tri a progressé. Des toilettes publiques et des corbeilles ont été installées. Et pour la phase répression, dès 2018 une brigade dressera des PV à 68 euros à ceux qui ne respectent pas l’espace public. Au micro d’RTS, les montpelliérains jugent tout de même qu’on peut faire mieux.

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A Sète, une décision a été actée le mois dernier : la privatisation partielle d’une partie du service de nettoiement de l’espace public. Le maire François Commeinhes explique que cela fait 16 ans qu’on essaie d’améliorer la propreté des rues et qu’on n’y arrive pas. Pour lui, la solution, c’est une réorganisation pour plus d’efficacité. Les détails avec Laurent Aubry.

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A Béziers, depuis l’arrivée de Robert Ménard à la mairie en 2014, les moyens humains et en matériel ont été accrus. 175 agents contre 115 mobilisés sur la propreté de l’espace urbain, 500.000 euros investis sur la mécanisation. L’effort s’est porté notamment sur le centre ancien, Capnau, Saint-Jacques, Allées Paul-Riquet et rues commerçantes.  Une politique volontariste qui porte ses fruits selon Gilles Dupuy, chef du service nettoiement à la mairie de Béziers.

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A Narbonne, depuis l’arrivée de Didier Mouly  à la mairie en 2014, les moyens humains et en matériel ont été accrus. Avec notamment la fréquence du balayage qui a été doublée, ou une appli pour localiser les déjections canines et les éliminer dans la demi-heure. Un million et demi d’euros sont consacrés au nettoiement de l’espace urbain chaque année. Une politique volontariste qui porte ses fruits selon Eric Parra, adjoint au maire de Narbonne, en charge en particulier de la propreté urbaine.

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Et puis à Perpignan, des moyens conséquents sont déployés pour nettoyer l’espace urbain, 150 agents, 60 engins, dont des véhicules électriques et des tricycles depuis 3 ans. Et un budget annuel important : 8 millions d’euros. Depuis 2014 et le nouveau mandat du maire Jean-Marc Pujol un plan d’action propreté a été lancé avec notamment une restructuration des services. L’adjoint à la propreté à Perpignan, Alain Ghébart.

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