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Dans les Pyrénées-Orientales, les casiers locaux éthiques qui rapprochent
Dans les Pyrénées-Orientales, Natanaël Tortevoie a lancé Casier Locaux Éthique après un accident de travail et la crise du COVID. Ce distributeur de produits locaux, cultivés à moins de 20 km, soutient 65 producteurs, crée de l’emploi et recrée du lien social dans les villages.
Casier Locaux Éthique est né d’un accident. Et d’une conviction.
Installé à Saint-Génis-des-Fontaines, dans les Pyrénées-Orientales, le concept imaginé par Natanaël Tortevoie redistribue les cartes de la vente locale. Des produits cultivés à moins de 20 kilomètres. Des producteurs payés au prix juste. Et un point de vente ouvert 24 heures sur 24, qui recrée du lien dans les villages.
Son parcours n’a rien d’une trajectoire linéaire. Maréchal-ferrant dès 15 ans. Puis aide médico-psychologique. Tractoriste pendant dix ans. Jusqu’à cet accident en 2017. Trois jours intensifs à la tronçonneuse. Le quatrième, impossible de traire les vaches. Douleurs persistantes à la main gauche. Le métier qu’il aimait devient impossible.
"Ça remet tout en question. Mais j’ai toujours essayé de positiver."
Plutôt que de quitter le monde agricole, il décide de l’accompagner autrement.
Ce parcours est raconté dans le 5ᵉ épisode du podcast de la Banque Populaire du Sud, “La réussite est en vous”, consacré aux entrepreneurs qui transforment une épreuve en projet structurant pour leur territoire.
Un modèle né après le COVID
Le déclic arrive après la crise sanitaire. Les producteurs qui avaient développé la vente directe se retrouvent avec des stocks invendus. Les consommateurs retournent vers la grande distribution. Le constat est brutal. Le système de distribution local vieillit. Les agriculteurs manquent de temps et de reconnaissance.
"Il manquait quelque chose. Il fallait moderniser la vente sans trahir les producteurs."
Avec plusieurs agriculteurs du territoire, Natanaël lance un distributeur automatique à casiers. Un équipement de neuf mètres de long, près de 200 casiers. Mais surtout un fonctionnement clair :
- Produits issus d’un rayon de 20 kilomètres maximum
- Achat sans négociation, au tarif fixé par le producteur
- Collecte quotidienne chez les exploitants
- Présence humaine 7 jours sur 7
La différence est que le producteur ne s’occupe de rien. Pas de permanence, pas de contrainte horaire. Casier Éthique achète, transporte, met en rayon et explique. Chaque implantation crée un emploi à temps plein.
"On commence par respecter le producteur. S’il est respecté, il donne le meilleur."
Redonner reconnaissance et visibilité
Le mot “Éthique” n’a pas été choisi au hasard. Pour Natanaël, il signifie d’abord le respect du travail agricole. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, il estime que les petits producteurs peinent à vivre de leur métier.
"Un agriculteur ne demande pas d’argent. Il veut produire et qu’on lui dise merci."
Les retours clients deviennent alors une monnaie symbolique forte. Une cliente parcourt 25 kilomètres à vélo le dimanche pour acheter un pot de miel précis. Un client se filme pour remercier un éleveur d’œufs qui refuse d’envoyer ses poules à l’abattoir.
Ces gestes simples changent la donne. Ils redonnent de la valeur au travail invisible.
Le succès est rapide. Trois fois le chiffre d’affaires prévisionnel la première année. Un distributeur rempli dix fois par jour au lieu de trois. 18 producteurs au lancement, 65 aujourd’hui. Deux nouveaux points ouvrent à Alénya et à Reynès.
Le modèle séduit aussi les communes, qui y voient un levier de dynamisation locale. La banque a suivi dès le départ, convaincue par la solidité économique et l’ancrage territorial du projet.
Dans dix ans, Natanaël imagine un maillage des Pyrénées-Orientales, puis une franchise nationale. Toujours avec la même règle : proximité, respect, transparence.
À l’heure où la consommation se digitalise et s’automatise, Casier Éthique défend une autre voie. Une machine, oui. Mais au service d’un commerce incarné. Et d’un territoire qui veut continuer à produire, à vivre et à être reconnu.
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Passionné d'animation depuis l'âge de 14 ans, a pris les commandes de la matinale d'RTS à seulement 19 ans, poste qu'il a occupé pendant 13 ans. Après des études de sciences économiques à Montpellier, il occupe plusieurs postes chez RTS, devenant successivement responsable d'antenne, animateur, responsable technique. Aujourd'hui directeur général de la radio et de la régie publicitaire RTS Communication, il est également directeur de publication, avec une spécialisation dans l'actualité high-tech, économique et environnementale. Secteurs préviligiés : High-Tech, IA, Economique, Environnement
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