Avignon université
Crédit : Avignon université

Réussite en Licence : le sud à la peine dans le classement 2026

L’Etudiant vient de dévoiler son palmarès annuel des universités françaises. Si la licence reste le vœu numéro un sur Parcoursup, décrocher le diplôme en trois ans devient un véritable défi. Entre baisse nationale et disparités locales, nous avons passé au crible les résultats des établissements de notre région, d’Avignon à Perpignan en passant par Montpellier et Nîmes.

C’est le rendez-vous que redoutent ou attendent les présidents d’université chaque année. Le classement de l’Etudiant, basé sur les données du ministère, analyse la capacité des établissements à mener leurs étudiants jusqu’au bout du cursus.

Le constat global est plutôt morose : au niveau national, seul 31,8 % des étudiants valident leur licence en trois ans. C'est une érosion constante qui s'accélère. Pire, le taux de réussite après quatre ans (en comptant un redoublement) chute lourdement à 39 %, contre plus de 45 % l'année dernière. Dans ce paysage chahuté, l'Université de Haute-Alsace caracole toujours en tête (18,4/20), mais qu’en est-il de nos campus méridionaux ?

 

Montpellier tire son épingle du jeu (mais stagne)

 

Côté Langeudoc,  c'est l'Université de Montpellier qui s'en sort le mieux avec une 32e place nationale et une note de 8,4/20.

Avec un taux de réussite en trois ans de 35,4 %, elle fait mieux que la moyenne française. Cependant, le bât blesse sur la "valeur ajoutée" : le score est de -4 sur la réussite en quatre ans. Cela signifie que l'université, compte tenu du profil de ses étudiants à l'entrée, fait un peu moins bien que ce que les algorithmes du ministère prédisaient.

Juste derrière, sa voisine littéraire, Paul-Valéry Montpellier 3, se classe 41e avec 7,3/20. Si son taux de réussite brut est plus faible (29,7 % en trois ans), elle affiche une valeur ajoutée positive (+0,6). En clair : elle parvient à faire réussir des profils parfois plus fragiles.

 

Perpignan, Avignon, Nîmes : le dur apprentissage du classement

 

Plus on descend dans le tableau, plus la situation se complexifie pour les universités de taille moyenne :

  • Perpignan (UPVD) : À la 45e place (7,1/20),  34,6 % des élèves décrochent leur diplôme en trois ou quatres ans.
  • Avignon Université : Elle occupe la 56e position (6,5/20). Ici, environ un étudiant sur trois (32,8 %) décroche son diplôme en trois ou quatre ans.
  • Université de Nîmes : En queue de peloton régional à la 61e place (5,3/20), l'établissement nîmois affiche un taux de réussite en trois ans de seulement 21,6 %. Un chiffre qui illustre la difficulté de la transition lycée-fac dans certains secteurs.

 

Comprendre les critères

 

Pour ce cru 2026, l'Etudiant s'appuie sur trois piliers :

  • Le taux de réussite en 3 ans (le cursus "normal").
  • Le taux de réussite en 4 ans (prenant en compte le droit à l'erreur/redoublement).
  • La valeur ajoutée : c'est l'indicateur le plus juste. Il compare les résultats réels de la fac avec les résultats "espérés" par le ministère selon l'origine sociale et les notes au bac des inscrits.

Bon à savoir : Si vous visez une filière spécifique, n'hésitez pas à regarder les classements thématiques (Economie, STAPS, Sciences...). Une université peut être moyenne au général mais excellente dans un domaine précis.


Publié : 15h10 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement