Banque populaire du sud
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Crédit : Banque populaire du sud

Banque Populaire du Sud : soutenir l’économie malgré les incertitudes

Avec plus de 37 000 projets financés en 2025, la Banque Populaire du Sud affiche une année solide. Mais face à la hausse des défaillances d’entreprises, la banque régionale reste vigilante pour 2026 tout en observant les premiers signes de reprise du marché immobilier.

Banque Populaire du Sud : une année 2025 solide avant les défis économiques

Dans un contexte économique incertain, la Banque Populaire du Sud affiche une année 2025 solide. L’établissement coopératif régional poursuit sa croissance tout en réaffirmant son ancrage territorial et son modèle basé sur les sociétaires.

La banque compte aujourd’hui 580 000 clients sur neuf départements et 250 agences. En 2025, 29 000 nouveaux clients ont rejoint l’établissement, qui rassemble également 226 000 sociétaires.

L’activité de financement a fortement progressé. 37 000 projets ont été financés pour un montant total de 2,6 milliards d’euros, soit une hausse de 21 % par rapport à 2024. Dans le détail, les financements immobiliers ont bondi de 53 % pour atteindre 1 milliard d’euros, tandis que 1,3 milliard d’euros ont été consacrés aux entreprises et aux professionnels.

La Banque Populaire du Sud revendique son statut de banque coopérative. Les sociétaires participent à la gouvernance de l’établissement et bénéficient d’une rémunération de leurs parts sociales. En 2025, 2,25 % des bénéfices devraient être versés aux sociétaires, tandis que l’essentiel des résultats est conservé pour renforcer les fonds propres et soutenir les investissements futurs.

Autre signal positif : l’établissement poursuit ses engagements en matière de transition écologique. Les financements liés à l’énergie, à l’eau et à l’environnement ont été multipliés par cinq en trois ans.

 

 

Un plan stratégique sur six ans pour tenir le cap

Cette dynamique s’inscrit dans la feuille de route ADN 2030, un plan stratégique construit sur six ans. Un choix assumé par la direction, malgré un environnement économique qui évolue rapidement.

« La notion de viser un cap à 2030 a été un signal interne et externe très important. On s’est posé la question : fixer une feuille de route à six ans alors que le changement est permanent, est-ce que ce n’est pas un peu audacieux ? Mais en interne, pour nos 2 000 collaborateurs, savoir que l’on construit une entreprise qui sera encore là en 2030 et au-delà, c’est essentiel », explique le directeur général de la Banque Populaire du Sud, Cyril Brun.

Ce cap stratégique repose notamment sur un modèle assumé : maintenir un réseau d’agences physiques tout en développant les services numériques.

« Le fait de dire que nous aurons toujours des agences en 2030 et que nous voulons le meilleur du digital, c’est un élément fondamental. Cela donne confiance à nos collaborateurs et à nos clients. Quand on regroupe ou qu’on transforme une agence, cela n’est pas vécu comme une blessure mais comme une adaptation. C’est la vision de long terme qui permet cette agilité », poursuit-il.

 

2026 : vigilance face aux défaillances d’entreprises

Si l’année écoulée est positive, les incertitudes économiques restent nombreuses. Le principal point de vigilance concerne la situation des entreprises.

« Le point d’attention pour 2026, c’est le coût du risque. Nous restons sur des niveaux très élevés de défaillances d’entreprises. Nous avons budgété le même niveau de coût du risque qu’en 2025, soit 40 millions d’euros. C’est très difficile à anticiper car la moindre évolution économique peut fragiliser certaines filières », indique Cyril Brun.

Les chiffres confirment cette tendance. En France, plus de 68 000 défaillances d’entreprises ont été recensées en 2025, un niveau inédit depuis la crise financière de 2008. En Occitanie, la hausse est également marquée avec plus de 6 100 défaillances, soit une progression notable par rapport à 2024.

Dans l’ex-région Languedoc-Roussillon, les défaillances ont augmenté de plus de 31 % depuis 2019.

Un contexte qui conduit la banque à renforcer ses provisions tout en restant mobilisée pour accompagner les entreprises du territoire.

« Dans le contexte économique actuel, il vaut mieux avoir des banques solides que l’inverse. Des banques en bonne santé sont capables d’absorber les chocs et de continuer à financer l’économie », souligne Cyril Brun.

 

Un frémissement de reprise pour l’immobilier

Malgré ces tensions économiques, certains signaux deviennent plus encourageants. Le marché immobilier montre notamment des signes de reprise.

Après deux années marquées par la hausse des taux, la situation s’améliore progressivement. Les taux des crédits immobiliers sont passés de 4,30 % fin 2023 à environ 3,30 % fin 2025

Cette détente permet de redonner du pouvoir d’achat immobilier aux ménages. Pour un emprunt de 200 000 euros sur 25 ans, la mensualité peut ainsi passer d’environ 1 100 euros à 980 euros

Résultat : le marché se « refluidifie », porté principalement par les achats de résidences principales.

Dans ce contexte contrasté, la Banque Populaire du Sud affirme vouloir poursuivre son engagement auprès de l’économie régionale. L’établissement entend renforcer son modèle combinant présence humaine et outils digitaux, tout en continuant à investir dans le territoire.

Trois nouvelles agences spécialisées dans les filières agricoles et agroalimentaires ouvriront ainsi en 2026 dans la région. Un signal supplémentaire pour accompagner les acteurs économiques locaux dans les années à venir.


Publié : 12h27 par
François-Xavier Delacoux - Directeur de publication

Passionné d'animation depuis l'âge de 14 ans, a pris les commandes de la matinale d'RTS à seulement 19 ans, poste qu'il a occupé pendant 13 ans. Après des études de sciences économiques à Montpellier, il occupe plusieurs postes chez RTS, devenant successivement responsable d'antenne, animateur, responsable technique. Aujourd'hui directeur général de la radio et de la régie publicitaire RTS Communication, il est également directeur de publication, avec une spécialisation dans l'actualité high-tech, économique et environnementale. Secteurs préviligiés : High-Tech, IA, Economique, Environnement