Environnement : le suremballage de nombreux fruits et légumes, c’est bientôt fini

Le décret vient d’être signé par le gouvernement. Il sera effectif à partir du début de l’année prochaine. Une mesure qui devrait permettre d’éviter une grande quantité d’emballages plastiques inutiles.

18 octobre 2021 à 10h43 par Corentin Aubry

Fruits emballages
Fruits emballages
Crédit: Fruits emballages

37 % des fruits et légumes sont aujourd’hui vendus sous emballage



Des pommes sous blister, des bananes emballées sur des plateaux en polystyrène, les courgettes en barquette… À compter du premier janvier prochain, il ne sera plus possible de vendre la plupart des fruits et légumes frais non transformés emballés dans du plastique. Pour les cas les plus fragiles, un délai supplémentaire allant jusqu’au 30 juin 2026 a été prévu. Par exemple « les pêches et abricots, les fruits mûrs à point ; les graines germées, les fruits rouges, ou encore les légumes “ primeurs ”, c’est-à-dire récoltés au printemps, avant leur pleine maturité “ indique le ministère de l'Agriculture.

Une trentaine de fruits et légumes concernés



Pour le reste, et la majorité des fruits et légumes que nous consommons, le plastique sera complètement banni des étals dans quelques mois. Ainsi, « c’est une trentaine de fruits et légumes frais non transformés qui seront vendus sans plastique dont une quinzaine de légumes : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre et carotte, tomates rondes, oignons et navets, choux, choux fleurs, courges, panais, radis, topinambours, légumes racines. Du côté des fruits, ce sont notamment les pommes, poires, oranges, clémentines, kiwis, mandarines, citrons, pamplemousses, prunes, melons, ananas, mangues, fruits de la passion, kakis, etc. les graines germées, les fruits rouges, ou encore les légumes “ primeurs ”, c’est-à-dire récoltés au printemps, avant leur pleine maturité “ indique le ministère de l'Agriculture. Une bonne nouvelle pour l’environnement quand on sait que les emballages plastiques alimentaires sont les premiers utilisateurs de plastique dans le monde. Selon la fondation Heinrich Böll, 45,5 % de la consommation de matières plastiques sert à fabriquer des emballages. Mais une mesure pas forcément au goût de tous les professionnels du secteur, qui vont devoir rapidement s’adapter et réfléchir à des alternatives.