Hausse des tarifs bancaires en 2026 : ce que vous devez savoir
Comme chaque début d’année, les banques françaises revoient leurs grilles tarifaires. 2026 ne fait pas exception, et la tendance est clairement à la hausse. Selon les données analysées par l’UFC-Que Choisir, les frais bancaires augmentent en moyenne de 3 %, soit un rythme près de quatre fois supérieur à l’inflation, estimée à 0,8 % sur un an. Derrière ces pourcentages se cache une réalité bien concrète pour les ménages : des frais fixes plus élevés, des services facturés plus chers et une vigilance accrue nécessaire pour éviter les pièges tarifaires. Un dossier réalisé à partir de l’analyse et du travail de Daniel Deswel, conseiller litige à l’UFC-Que Choisir de Sète.
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Des hausses concentrées sur les frais les moins visibles
La tenue de compte : une augmentation marquée et difficile à éviter
Les frais de tenue de compte figurent parmi les postes les plus touchés. En 2026, ils atteignent en moyenne 24,64 € par an, soit +6,39 % en un an.
Dans certaines banques de réseau, ces frais peuvent grimper jusqu’à 40 € par an, y compris pour des comptes très peu utilisés.
« La stratégie largement répandue par les banques est de renforcer les frais fixes, moins contestés par les clients, car souvent prélevés automatiquement et associés à la simple “détention” d’un compte », souligne Daniel Deswel.
Pour un compte à « faible utilisation », le coût annuel moyen approche désormais les 72 €.
Ces frais sont parmi les plus complexes à neutraliser : dès lors qu’un compte est actif, la facturation est quasi systématique, indépendamment du nombre d’opérations réalisées.
Quelques établissements, notamment en ligne, continuent toutefois de proposer la gratuité sous conditions, ce qui constitue un levier important pour les consommateurs attentifs.
Cartes bancaires : une hausse continue et cumulative
Le prix d’une carte bancaire dépend de plusieurs critères :
- débit immédiat ou différé,
- niveau de gamme (standard ou premium),
- services associés (assurances, assistance, voyages).
En 2026 :
- les cartes à débit différé augmentent d’environ +2,07 %,
- les cartes haut de gamme enregistrent des hausses pouvant dépasser +2,29 %.
Toutes les catégories sont concernées, et les cartes premium (Gold, Premier, Infinite) restent particulièrement coûteuses.
Ces hausses, apparemment modestes, s’accumulent dans le temps, surtout pour les ménages disposant de plusieurs cartes.
À l’inverse, certaines banques en ligne proposent encore des cartes gratuites sous conditions, mais au prix d’un accompagnement plus standardisé.
Autres frais bancaires : des variations parfois lourdes de conséquences
Parmi les autres postes fréquemment en hausse :
- les retraits hors réseau, plus coûteux aux distributeurs d’autres banques,
- les frais d’incidents de paiement, variables mais souvent en augmentation,
- l’opposition sur chèque ou chéquier, avec des écarts allant de 10 à 30 € selon les établissements,
- les virements ou opérations occasionnelles, dont certains tarifs ont été revus à la hausse.
Ces frais sont souvent sous-estimés, alors qu’ils peuvent alourdir significativement la facture annuelle.
Packages bancaires : une fausse bonne idée ?
Les packages bancaires regroupent plusieurs services pour un prix unique. Sur le papier, ils promettent une économie.
Dans la réalité, beaucoup de clients paient pour des services qu’ils n’utilisent jamais.
« Le package devient une assurance de confort, pas une optimisation budgétaire », résume Daniel Deswel.
Comment éviter le piège
Une méthode simple permet d’y voir clair :
- lister les services réellement utilisés sur l’année,
- identifier ceux dont l’usage est nul ou marginal,
- recalculer le coût des seuls services nécessaires.
Dès qu’un écart apparaît, le package doit être renégocié ou supprimé.
Réduire ses frais bancaires en 2026 : les bons réflexes
- comparer les grilles tarifaires entre établissements,
examiner en priorité :
- les frais fixes annuels,
- le coût des cartes et options,
- les frais d’incidents,
- les opérations exceptionnelles,
- vérifier l’existence d’offres gratuites sous conditions (banques en ligne, offres jeunes),
- utiliser la comparaison comme levier de négociation,
- changer de banque si les frais deviennent excessifs.
Une vigilance accrue permet aussi de limiter les frais liés aux découverts et incidents, parmi les plus pénalisants.
L’Offre Clientèle Fragile : un dispositif encore méconnu
Qui peut en bénéficier ?
Est considérée comme clientèle fragile toute personne :
- rencontrant des difficultés financières répétées,
- cumulant des incidents de paiement,
- présentant des frais bancaires élevés et récurrents,
- ou disposant d’un dossier de surendettement recevable auprès de la Banque de France.
La banque doit informer le client par écrit de son classement.
Que comprend l’offre ?
Pour 3 € maximum par mois, l’OCF inclut :
- une carte à autorisation systématique,
- les opérations courantes essentielles,
- un plafonnement très strict des frais bancaires,
- des alertes de solde,
- l’absence (ou l’encadrement strict) du chéquier.
Objectif : éviter l’engrenage des frais.
Point essentiel : le client peut demander lui-même cette offre, et la banque ne peut pas la refuser si les critères sont remplis.
Banques traditionnelles ou banques en ligne : quel choix faire ?
Les banques en ligne affichent souvent :
- des frais de tenue de compte inexistants,
- des cartes gratuites sous conditions,
- des frais de retraits réduits.
La contrepartie est un accompagnement plus standardisé, parfois insuffisant pour :
- les projets immobiliers,
- les situations patrimoniales,
- ou les profils fragiles nécessitant un suivi humain.
Lire les brochures tarifaires : une obligation citoyenne
Ces documents constituent le véritable contrat entre la banque et le client.
Leur complexité (parfois plusieurs dizaines de pages) masque souvent :
- des frais secondaires,
- des coûts liés aux successions,
- des frais d’incidents ou d’opérations exceptionnelles.
Une lecture attentive permet d’éviter de mauvaises surprises.
Frais “punitifs” : comment les éviter
Les frais liés aux incidents bancaires figurent parmi les plus élevés :
- paiement refusé,
- dépassement de découvert,
- commissions d’intervention.
Une routine simple permet de réduire fortement le risque :
- surveillance régulière du solde,
- alertes automatiques,
- anticipation des prélèvements,
- marge de sécurité sur le compte courant.
Débancarisation : un risque social majeur
La débancarisation concerne les personnes :
- sans compte bancaire,
- ou avec un accès très limité aux services.
Les conséquences sont lourdes :
- difficultés à percevoir un salaire ou des aides,
- complications pour payer un loyer ou une facture,
- risque accru d’exclusion sociale.
Le droit au compte : un garde-fou légal
L’article L312-1 du Code monétaire et financier garantit le droit au compte à toute personne résidant en France.
En cas de refus bancaire, la Banque de France désigne une banque d’office, avec des services bancaires de base gratuits.
Le rôle essentiel des associations
Des associations comme UFC-Que Choisir jouent un rôle central :
- information des consommateurs,
- accompagnement des personnes en difficulté,
- contestation des pratiques abusives,
- pression sur les pouvoirs publics et les banques.
Ne restez jamais seul face à un refus bancaire : conservez les preuves écrites et faites-vous accompagner.
A propos de l’UFC Que-Choisir de Sète
L’UFC-Que Choisir est une association créée en 1951 avec une mission : informer, conseiller et défendre les consommateurs. Que ce soit pour le logement, les assurances, la santé ou d’autres sujets, ils sont là pour vous aider !
Victime d’une arnaque ? Besoin d’un conseil ? Contactez l’antenne la plus proche. À Sète, l’UFC-Que Choisir du Bassin de Thau est joignable :
- Par téléphone au 04 30 41 53 30
- ou par mail contact@sete.ufcquechoisir.fr
Horaires d’ouverture :
- Lundi après-midi : 14h - 16h30
- Mardi au vendredi : 9h - 11h30
Des permanences sont aussi organisées à Agde, Mèze, Balaruc-les-Bains, Poussan et Frontignan. Profitez-en pour poser toutes vos questions !
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Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement
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