Actualités régionales

Le moustique-tigre implanté dans 51 départements

02 mai 2019 à 13h15 Par Laurent Aubry
Le moustique-tigre gagne du terrain
Crédit photo : DR

L'insecte est désormais installé durablement dans 51 départements, contre 42 il y a un an. 57% de la population est maintenant concernée. Dans la région, on a appris à vivre avec ce moustique potentiellement porteur de virus. Il est arrivé sur les bords de la Méditerranée en 2004, en provenance d'Italie. Et son retour est imminent. L'occasion de faire le point sur cette bestiole nuisible et dont les piqûres sont particulièrement désagréables.

L'Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique-tigre, facilement identifiable grâce à ses rayures noires et blanches est bien installé dans la région. il faudra s'y faire et difficile d'imaginer qu'il ne poursuivra pas sa progression dans le reste du pays. Cette année, son implantation est signalée jusqu'en Alsace. En tout, 51 départements français sont touchés. Mais, par des gestes simples, on peut limiter les nuisances à condition d'avoir les bons réflexes. L'ennemi, c'est l'eau stagnante. Christophe Morgo, le président de l'EID, l'Entente Interdépartementale de Démoustication, chargée de la lutte contre les insectes nuisibles.

Christophe Morgo, président de l'EID

 

 

En cette période, début mai, le moustique-tigre est encore "endormi" ou au tout début de son réveil : il s’agit d’une "diapause" (hibernation) au niveau de ses œufs. Son réveil se fait au cours du printemps, très progressivement, de sorte que même s’il peut y avoir des larves voire quelques spécimens adultes volants dès le début mai ou à la mi-mai, ce moustique ne commence à être « audible » et nuisant qu’à partir de fin mai-début juin, puis il va crescendo jusqu’à l’amorce de la nouvelle diapause, elle-même  progressive, à partir de la fin de l’été ou du début de l’automne. 

Christophe Morgo

 

La dengue, le Zika ou le Chikungunya

Le moustique-tigre est un vecteur potentiel de virus, tels que la dengue, le zika ou le chikungunya, mais les cas de contamination "autochtones" sont rares. Ses facultés de transmission sont maîtrisées grâce à un plan de surveillance entomologique et sanitaire efficace, diligenté par le ministère de la Santé et les ARS, et un dispositif de lutte antivectorielle (traitements ponctuels sur des signalements par les ARS de cas importés), en tant que de besoin, pour lequel l’EID Méditerranée est opérateur dans les départements du pourtour méditerranéen, notamment.