Expo musée de la romanité
Le musée de la romanité, juste à côté des Arènes de Nîmes.
Crédit : Nîmes Tourisme

Nîmes : quand le Louvre s’invite au musée de la Romanité pour dépoussiérer l’art antique

Installée depuis le 11 juin au Musée de la Romanité, la nouvelle exposition temporaire prend le contre-pied des clichés. En s’associant avec le musée du Louvre, le spot nîmois propose un voyage immersif où la beauté des objets raconte avant tout le quotidien, la politique et les croyances de la Rome antique.

Ne vous attendez pas à une enfilade de statues figées sur des piédestaux blancs, uniquement là pour faire joli. L’exposition « L’art romain du Louvre. Un monde d’images », qui est visible jusqu'à début 2027, rompt avec les codes traditionnels. Ici, on oublie l’art pour l’art. Pour les Romains, un objet, aussi raffiné soit-il, devait servir à quelque chose.

 

Du tape-à-l'œil, mais surtout de l'utile

 

« Ce sont des œuvres qui à la base, à l'époque romaine, étaient là pour en mettre un peu plein les yeux, un peu tape-à-l'œil », sourit Soléa Martinez, attachée de presse pour l'office de tourisme de Nîmes. « Mais chacun de ces objets avait une fonction précise : honorer les dieux, afficher son statut social ou transmettre un message politique. »

Le parcours s'ouvre d'ailleurs sur un drôle de contraste : un casque de gladiateur retrouvé à Pompéi, ultra-décoré mais conçu pour le combat, face à un fragment de peinture murale qui, à l'origine, n’était qu'un bout de déco de maison avant de devenir une « œuvre d’art » dans nos musées modernes.

Au fil des quatre sections, on déambule entre des pièces exceptionnelles venues tout droit des collections nationales du Louvre : des portraits de la dynastie impériale (les ancêtres des slogans politiques d’aujourd’hui), de la vaisselle précieuse, ou encore des reliefs en marbre comme le célèbre bloc dit « de Domitius Ahenobarbus ». Tout ce faste montre à quel point les élites romaines aimaient le raffinement, tout en s'inspirant largement des codes de la Grèce antique.

 

Le bonus : rooftop, mosaïques et vue sur les arènes

 

Si l'exposition temporaire vaut à elle seule le détour, c'est aussi l’occasion parfaite pour (re)découvrir le Musée de la Romanité. Inauguré en 2018 et pensé par l’architecte Élisabeth de Portzamparc, ce bâtiment contemporain à la façade drapée de verre tranche superbement avec les arènes gallo-romaines situées juste en face.

À l'intérieur, le parcours permanent est moderne, interactif et très ludique, idéal pour une sortie en famille (et au frais). On y découvre des milliers de pièces issues des fouilles nîmoises, de la Préhistoire jusqu'au Moyen Âge, dont des mosaïques monumentales parfaitement conservées.

Le bon plan pour finir la journée ? Monter tout en haut. Le musée cache un rooftop en accès libre avec une vue panoramique sur la ville, un jardin archéologique en bas, et une table bien connue des locaux : La Table du 2. Ce restaurant niché au sommet offre une terrasse en face-à-face direct avec les arènes de Nîmes. De quoi combiner culture, grand spectacle et gastronomie en une seule journée.


Publié : 15h41 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement