Occitanie : le bilan climatique de 2025

Météo-France a publié, le 21 janvier, son traditionnel bilan climatique de l’année écoulée. Voici les points clés à retenir pour notre région.

Bilan climato Occitanie

Encore une fois, une année très chaude

 

Cela devient une habitude : en 2025, la température moyenne en Occitanie s’est établie à +1,2 °C au-dessus des normales de référence (1991-2020). Ce sont surtout les températures maximales qui se sont montrées nettement supérieures à la moyenne, avec des excédents compris entre +1,4 et +1,5 °C.

La région a également battu plusieurs records de journées très chaudes, avec un nombre exceptionnel de jours dépassant les 35 °C, notamment sur le pourtour méditerranéen : 22 jours à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Cette chaleur ne concerne évidemment pas uniquement l’Occitanie. À l’échelle nationale, avec une température moyenne de 14,0 °C, l’année 2025 se classe au 4ᵉ rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900, derrière 2022, 2023 et 2020, mais devant 2024.

 

Une année plutôt sèche… mais très contrastée

 

Du côté des précipitations, l’Occitanie affiche un léger déficit global de 4 %, une moyenne qui masque toutefois de fortes disparités territoriales.

Les régions méditerranéennes ont ainsi connu des cumuls souvent nettement excédentaires, notamment grâce aux épisodes pluvieux survenus en fin d’année. L’épisode cévenol du 19 au 23 décembre, particulièrement actif sur l’Hérault et le Gard, a provoqué de nombreuses inondations et crues, notamment sur les bassins de l’Hérault et du Tarn. En seulement quatre jours, il est tombé 202,7 mm à Montpellier et 443,9 mm au Mont-Aigoual.

Quelques jours plus tard, les 25 et 26 décembre, un nouvel épisode méditerranéen très actif a concerné l’Aude et les Pyrénées-Orientales, provoquant d’importantes crues, notamment de l’Agly. Un événement salvateur pour un secteur durement touché par de fortes sécheresses depuis plusieurs années.

Selon Météo-Paris, les cumuls annuels atteignent 762 mm à Montpellier (+19 %) et 663 mm à Perpignan (+15 %).

À l’inverse, certaines zones sont restées nettement déficitaires. « C’est le cas des régions situées au sud de la Garonne et sur les Pyrénées, avec par exemple -17 % à Toulouse et -30 % à Tarbes », précise le site du spécialiste Guillaume Séchet.

 

Un ensoleillement globalement conforme

 

L’ensoleillement s’est montré proche des normales, voire légèrement excédentaire, en 2025. Le nord de la France a toutefois bénéficié d’un soleil plus généreux que la moyenne, avec des excédents compris entre 10 et 15 %, localement proches de 20 %.

Dans le sud, les durées d’ensoleillement restent, comme chaque année, largement supérieures à celles du nord du pays. Selon Météo-Paris, on comptabilise 2 279 heures de soleil à Carcassonne, 2 530 heures à Perpignan, 2 621 heures à Nîmes et 2 688 heures à Montpellier, des valeurs légèrement au-dessus ou en-dessous des moyennes climatologiques.

 

Le fait marquant de l’année : les violents incendies, notamment dans l’Aude

 

Les vagues de chaleur successives ont fortement accentué la sécheresse des sols et fragilisé la végétation sur l’ensemble du territoire. À cela se sont ajoutés plusieurs épisodes de vents forts (mistral et tramontane), augmentant sensiblement le risque d’incendie durant l’été.

Au total, plus de 30 000 hectares ont brûlé en 2025, contre une moyenne d’environ 14 000 hectares sur la période 2006-2021 (avec un pic à 69 000 hectares en 2022, selon les données de l’ONF).

Le plus important incendie de l’été est celui de Ribaute (Aude), début août, qui a ravagé 11 133 hectares. Un feu clairement hors normes, tant par son ampleur que par son intensité.

Publié : 26 janvier 2026 à 16h24 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement