Perturbation trafic aérien
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"On en est à se dire que 2 000 € le billet, c’est donné" : le calvaire d'une famille héraultaise bloquée aux Maldives

Initialement partie pour un voyage de rêve, Marie, habitante d’un petit village du centre de l’Hérault, vit un enfer logistique. Depuis que le conflit au Moyen-Orient paralyse le trafic aérien, elle tente, avec son mari et sa fille de 11 ans, de s'extraire de l'archipel.

Tout a basculé vendredi dernier. Alors que la famille s'apprêtait à quitter les Maldives, après des vacances au Sri-Lanka, le couperet tombe : vol annulé. Depuis, c'est le système D dans un chaos qui les dépasse.

 

L’aéroport de Malé transformé en dortoir

 

Sur place, l'image de carte postale a pris un coup. L'île principale de Malé est saturée. "On est restés jusqu’à 21 h à l’aéroport sans rien trouver. Tout est bondé", confie Marie.

La famille a fini par dénicher une chambre à 250 € la nuit pour mettre leur fille à l'abri, avant de se replier vers une petite île voisine en speedboat. "C'est une chambre miteuse, on va dire la vérité, mais on n'avait pas le choix." Pour d'autres, c'est pire : sur les groupes d'entraide, les photos montrent des dizaines de voyageurs dormir à même le sol de l'aéroport depuis une semaine.

 

Le mur des visas : le plan initial s'effondre

 

Pourtant, Marie et les siens pensaient avoir une solution de repli via l'Inde. Leur trajet d'origine prévoyait une escale à Mumbai avant de rejoindre Istanbul. Mais au comptoir d'enregistrement, tout s'arrête : la compagnie refuse l'embarquement pour une sombre histoire de visa de transit, malgré les consignes internationales de crise.

"On leur a montré le communiqué du ministère, on a traduit la page... Ils nous ont dit que ce n'était pas vrai. Ils nous ont refusé l'avion."

 

Un gouffre financier

 

Financièrement, l'imprévu vire au cauchemar. Face à des propositions de vols directs vers la France à 15 000 €, Marie a dû solliciter ses proches. "Au début, 2 000 € par tête pour rentrer, ça nous paraissait impensable. Aujourd'hui, on se dit que c'est presque une affaire."

La famille a finalement déniché trois places pour Milan ce mercredi matin. Une solution de secours trouvée in extremis : "Une demi-heure après notre réservation, il n'y avait plus rien." Désormais, Marie n'attend qu'une chose : poser un pied dans l'avion. "On ne sera rassurés qu'une fois assis sur nos sièges." Une fois en Italie, il restera encore à rejoindre l'Hérault. Un détail, comparé à la semaine qu'ils viennent de traverser.


Publié : 9h59 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement