Toulouse : des furets utilisés pour chasser les rats

Fin septembre dernier, la ville rose a testé une méthode de dératisation plus naturelle que les méthodes généralement utilisées. Les rats sont capturés grâce à des furets lâchés sur des parcelles infestées.

12 novembre 2021 à 11h20 par Corentin Aubry

Furet

Une dizaine de rats capturés en 15 minutes lors du test



Comme dans beaucoup de grandes villes, la prolifération des rats est un fléau. Pour tenter de combattre ce problème et son lot de nuisance si rien n'est fait, la municipalité toulousaine a expérimenté, le 28 septembre dernier, une méthode naturelle pour capturer des rats, sur les berges de la Brienne. Bien plus écologique que les méthodes généralement utilisées, dont les raticides en première ligne, la mairie de Toulouse s’est inspirée de ce que fait la ville de la Rochelle depuis quelques années : utiliser des furets pour effrayer les rats, pour les capturer, puis les euthanasier. « Un succès » , selon Françoise Ampoulange, chargée de la délégation de l’animal en ville, à la mairie de Toulouse, qui envisage un nouveau test dans un autre endroit de la ville avant la fin de l’année.

Une méthode particulièrement efficace dans les lieux difficiles d’accès



À la suite de cette expérimentation, l’élue a expliqué auprès d’Actu Toulouse comment se sont déroulées les opérations. « Nous avons dératisé une parcelle bien délimitée où se trouvaient des galeries de rat, ceci à l’aide de quatre furets. Le furet est connu pour faire peur au rat. Rien que leur odeur effraye les rats. Pour cette expérimentation, les furets dressés sont rentrés dans les galeries et, au bout d’un quart d’heure, une dizaine de rats était déjà sortie et capturée ». Une fois pris dans les filets, les nuisibles sont placés dans une boîte noire, pour éviter le stress, et sont euthanasiés, sans douleur, avec du gaz carbonique. Avantage supplémentaire, le passage du furet est durable, son odeur tenace empêchant la réinstallation de nouvelles colonies. « C’est une société toulousaine qui utilise cette méthode qui nous permettra à l’avenir de limiter l’usage de raticides sur les berges des canaux et de la Garonne à Toulouse » ajoute Françoise Ampoulange auprès du média toulousain. Seul inconvénient, le coût de la méthode, bien supérieur aux prix pratiqués pour la pose de pièges ou l’utilisation de raticides.