Directrice Moyens Généraux , Immobilier & Fiduciaire chez BP SUD
Josepha Carrera, Directrice Moyens Généraux , Immobilier & Fiduciaire chez BP SUD
Crédit : RTS

6 millions d’euros irriguent le territoire catalan

Un siècle d’histoire. Et une nouvelle page qui s’écrit à Perpignan. La Banque Populaire du Sud engage une transformation profonde de son siège historique, sans renier ses racines. Entre héritage coopératif, mutation des métiers et attention portée aux femmes et aux hommes qui la font vivre, l’établissement revendique une évolution fidèle à son ADN. Car avant d’être un projet immobilier à 6 millions d’euros, c’est d’abord une histoire humaine. Une histoire locale.

Banque Populaire du Sud : une banque née du terrain

L’histoire commence au début du XXe siècle. Dès 1919, les premières Banques Populaires apparaissent dans l’Aude et l’Hérault pour répondre à un besoin simple : financer les artisans et les petits commerçants, souvent ignorés par les grandes banques.

Au fil des décennies, les entités se rapprochent. En 1972, une première fusion structure le territoire. Puis en 2005, la création de la Banque Populaire du Sud marque une nouvelle étape, avec un siège installé à Perpignan.

Une banque coopérative. Ancrée. Proche.

Cette proximité s’incarnait jusque dans les pratiques. Dans les années 60, les Banques Populaires inventent un modèle étonnant : les “camions banque”.

Flashback en 1966. À l’époque, deux contraintes poussent à innover : l’ouverture du marché des particuliers avec la loi Debré, et un encadrement strict du crédit qui limite la création d’agences physiques. Impossible d’être partout… alors la banque vient aux clients.

Des véhicules aménagés sillonnent les territoires et s’installent directement sur les places de villages. De véritables agences mobiles. On y reste le temps nécessaire, selon l’affluence. Et presque toutes les opérations sont possibles : dépôts d’espèces, remises de chèques, retraits.

Une banque au plus près du quotidien.

Un état d’esprit qui perdure.

L’humain au cœur de la transformation

Aujourd’hui encore, cette culture irrigue l’entreprise. Et elle se lit dans les parcours.

Celui de Josepha Carrera en est un exemple. Originaire de Bolquère, dans les Pyrénées-Orientales, elle pilote aujourd’hui la transformation du siège en tant que Directrice Moyens Généraux, Immobilier & Fiduciaire.

“J’ai commencé il y a 28 ans comme opératrice de saisie. J’ai fait toute ma carrière à la Banque Populaire.”

Un parcours interne. Comme beaucoup d’autres.

Ils sont nombreux à évoluer au sein de la structure. À construire leur trajectoire dans la durée. Entre eux, ils se surnomment les “sang bleu”. Un clin d’œil à leur attachement à la banque.

Cette fidélité repose sur une stratégie assumée : valoriser les collaborateurs. Les écouter. Les associer aux décisions.

  • Groupes de travail internes pour concevoir les futurs espaces
  • Réflexion collective sur les équipements et les usages
  • Amélioration continue des conditions de travail

Une démarche reconnue avec l’obtention du label Great Place to Work, qui souligne la qualité de vie au travail.

Une conviction guide cette approche : des collaborateurs épanouis sont plus attentifs à leurs clients.

Et cela se traduit concrètement. Dans les Pyrénées-Orientales, un habitant sur quatre est client de la Banque Populaire du Sud. Un lien fort, nourri par la proximité et la confiance.

Un siège rénové, symbole d’un ancrage assumé

Le projet immobilier incarne cette continuité. Le siège historique de Saint-Estève est entièrement repensé, sans quitter le territoire.

Un choix stratégique. Alors que la banque dispose d’un site récent à Montpellier Cambacérès, elle confirme ici son ancrage catalan. Un signal clair.

Concrètement, le projet repose sur plusieurs axes :

  • 6 millions d’euros investis, entièrement autofinancés
  • Plus de 95 % de prestataires locaux, principalement dans les Pyrénées-Orientales et l’Hérault
  • Regroupement des équipes sur un site unique
  • Modernisation complète d’un bâtiment de 38 ans

La rénovation transforme en profondeur les usages et les espaces :

  • Remplacement de plusieurs centaines de fenêtres pour améliorer l’isolation
  • Isolation thermique par l’extérieur et nouvelle signature architecturale
  • Création d’espaces collaboratifs, de zones de détente et de convivialité
  • Ouverture du site sur son environnement, avec la valorisation de la pinède et des espaces extérieurs

Objectif : offrir un cadre de travail adapté aux attentes actuelles et renforcer l’attractivité de la banque.

 

Transition écologique et responsabilité

Le projet s’inscrit aussi dans une logique de transformation environnementale.

Le bâtiment vise une meilleure performance énergétique :

  • Réduction des surfaces et optimisation des espaces
  • Baisse des consommations énergétiques
  • Suppression progressive des énergies fossiles
  • Déploiement de solutions de pilotage intelligent

La banque développe également sa production d’énergie :

  • Renforcement de l’autoconsommation solaire
  • Objectif d’un site partiellement autonome en énergie

Autre innovation, l’installation de pompes à chaleur fonctionnant au CO₂, une technologie encore peu répandue dans le tertiaire, qui limite l’impact environnemental.

La démarche reste mesurée. Pas de logique de compétition affichée. Mais une volonté d’agir de manière responsable, en cohérence avec les engagements internes.

 

Une transformation fidèle à son identité

Ce projet dépasse le simple cadre immobilier. Il traduit l’évolution d’une banque qui a profondément changé ses métiers. Moins de saisie manuelle, plus de digital, des équipes resserrées, des espaces repensés.

Sans rupture avec son histoire.

Car le fil conducteur reste intact : la proximité. Avec les collaborateurs. Avec les clients. Avec le territoire.

La Banque Populaire du Sud ne cherche pas l’ostentatoire ni l’image de puissance. Elle avance autrement. Discrètement. Solidement.

Avec une priorité claire : le bien-être de ses salariés et la satisfaction de ses clients sociétaires.

Une transformation à hauteur d’hommes. Et profondément ancrée dans son territoire.


Publié : 17h03 par
François-Xavier Delacoux - Directeur de publication

Passionné d'animation depuis l'âge de 14 ans, a pris les commandes de la matinale d'RTS à seulement 19 ans, poste qu'il a occupé pendant 13 ans. Après des études de sciences économiques à Montpellier, il occupe plusieurs postes chez RTS, devenant successivement responsable d'antenne, animateur, responsable technique. Aujourd'hui directeur général de la radio et de la régie publicitaire RTS Communication, il est également directeur de publication, avec une spécialisation dans l'actualité high-tech, économique et environnementale. Secteurs préviligiés : High-Tech, IA, Economique, Environnement