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Crédit : Biomotors

Carburant : face à la flambée des prix, le boîtier éthanol reprend un coup de boost

Alors que les tarifs à la pompe s’affolent à nouveau, nombreux sont les automobilistes qui cherchent la parade. Pour Alexis Andrieu, fondateur de Biomotors, la solution tient en un mot : l’indépendance. Entre économies massives et souveraineté agricole, il nous explique pourquoi le bioéthanol n’a jamais été aussi pertinent qu’en ce début d’année 2026.

Après une année 2025 relativement calme où les Français s’étaient presque habitués à un pétrole cher mais stable, le vent a tourné. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont brutalement rappelé aux conducteurs leur dépendance aux énergies fossiles. Résultat ? Le site de Biomotors, l’un des leaders français du boîtier de conversion, installé près de Montpellier à Vendargues, a vu son trafic exploser, passant de 500 à 6 000 visites quotidiennes en quelques semaines.

 

Le calcul est vite fait

 

Pour Alexis Andrieu, qui a monté sa boîte il y a 15 ans, le constat est mathématique. « Quand vous faites deux pleins par mois, avec une essence à 2 € contre un éthanol à 0,75 €, l’économie dépasse les 1 400 € par an », résume-t-il. Une réalité qu'il a lui-même testée par la force des choses : « La semaine dernière, j’ai dû remettre un peu d’essence sur l'autoroute : 30 € pour seulement 14 litres. Dès que j'ai retrouvé une borne éthanol, pour les mêmes 30 €, j'ai eu 40 litres. »

 

Du sucre, du raisin et des idées

 

Si la France n’a pas de pétrole, elle a effectivement des ressources. L’éthanol distribué dans l’Hexagone est produit localement. Une filière qui fête ses 20 ans cette année et qui s'est considérablement densifiée : on trouve désormais du Superéthanol-E85 dans quasiment une station sur deux.

Mieux encore, cette production soutient directement nos agriculteurs. Dans le Sud, par exemple, l'éthanol est fabriqué à partir des marcs de raisin. On continue de produire du vin, mais on valorise les résidus qui étaient autrefois jetés pour en faire du carburant. Une économie circulaire qui garantit une stabilité des prix déconcertante : en 2008, l'éthanol tournait autour de 0,80 € le litre. Vingt ans plus tard, malgré les crises, il est toujours au même niveau.

 

Attention aux "bonnes affaires" qui coûtent cher

 

Face à l'afflux de demandes (les commandes ont été multipliées par 5 récemment), Alexis Andrieu met toutefois en garde contre les solutions de facilité. La tentation est grande de se tourner vers la "reprogrammation" moteur, souvent moins chère mais illégale en France.

« La réglementation est là pour protéger le consommateur », rappelle le dirigeant. Passer par un boîtier homologué par l'un des trois fabricants français (dont Biomotors) est la seule garantie pour :

  • Préserver sa mécanique avec un accompagnement technique.
  • Rester en règle avec son assurance.
  • Réussir son contrôle technique, puisque la modification de la carte grise est obligatoire (et facilitée par la remise d'un certificat d'homologation).

 

L'électrique n'est pas la seule voie

 

Si le "tout électrique" occupe souvent l'espace médiatique, le bioéthanol reste une alternative immédiate pour transformer le parc automobile existant sans forcer tout le monde à changer de véhicule. Avec plus de 450 000 véhicules déjà équipés par Biomotors, la technologie a largement fait ses preuves.

 

Infos pratiques

 

  • Le prix : Comptez environ 690 € pour l'installation d'un boîtier (offre forfaitisée chez certains partenaires comme Leclerc Auto).
  • Le réseau : Plus de 500 garages agréés en France pour l'installation.
  • La rentabilité : Amortie en moyenne en moins d'un an pour un rouleur régulier.
  • Où tester ? Un simulateur d'économie est disponible sur biomotors.fr.

Publié : 28 mars 2026 à 9h22 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement