Escale à Sète : l’édition 2026 se dévoile

Du 31 mars au 6 avril 2026, le port de Sète redeviendra l’épicentre des traditions maritimes en Méditerranée. Pour sa neuvième édition, Escale à Sète s’annonce plus ambitieuse que jamais, avec près de 120 bateaux, plus de 1 000 ateliers, et une programmation pensée avant tout autour de la transmission des savoir-faire maritimes.

Escale à Sète
Escale à Sète, la plus grande fête maritime en Méditerranée.
Crédit : Escale à Sète

« Nous préparons cette édition depuis près de deux ans, avec un objectif clair : gagner en qualité et faire en sorte que la manifestation soit réellement utile au maintien en vie du patrimoine maritime et de ses acteurs », explique Wolfgang Idiri, directeur général d’Escale à Sète.

 

120 bateaux, d’hier et d’aujourd’hui

 

Grands voiliers historiques, bateaux de travail traditionnels, ou encore navires de pêche encore en activité : Escale à Sète réunira encore une fois une flotte exceptionnelle, venue de France et de l’international. Parmi les têtes d’affiche figurent notamment le Santa Maria Manuela, fidèle de la biennale, la Nao Victoria, réplique du navire de Magellan, ou encore le Phoenix, grand voilier danois de 1929 qui participera pour la première fois.

À ces navires emblématiques s’ajoutent des bateaux de travail actuels, intégrés pleinement à la programmation. « Ce sont des bateaux d’hier et d’aujourd’hui, avec des démonstrations à bord, des échanges avec les équipages, pour parler de leurs métiers et de leurs réalités », souligne Wolfgang Idiri.

L’Italie sera l’invitée d’honneur de cette édition, dans le cadre des célébrations des 400 ans de la Marine, aux côtés de délégations venues notamment de Mauritanie, d’Inde, de Slovénie… et, pour la première fois, de Tunisie, une présence inédite confirmée récemment par l’organisation.

 

Douze villages culturels et plus de 1 000 ateliers gratuits

 

Si les grands voiliers attirent chaque année des centaines de milliers de visiteurs, Escale à Sète revendique avant tout son identité de festival culturel participatif. Le cœur battant de la manifestation se trouvera dans ses douze villages culturels, répartis dans la ville.

« Les ateliers sont les petites pépites d’Escale à Sète », insiste le directeur général. Construction de bateaux traditionnels venus de Catalogne, de Mauritanie ou de Tunisie, apprentissage du matelotage, réparation de filets, chants de marins, vocabulaire maritime en occitan ou dans d’autres langues, gastronomie de la mer, soupes de poissons, crabes bleus… la palette est vaste.

Au total, plus de 1 000 ateliers seront proposés sur la semaine, ainsi que plus de 120 animations par jour, toutes en accès libre. Des formats courts, de dix à vingt minutes, pensés pour permettre à chacun — néophyte, passionné, enfant ou vieux loup de mer — d’apprendre et de participer.

 

Une fréquentation massive, mais un cap assumé sur la qualité

 

Escale à Sète s’impose aujourd’hui comme la plus grande fête des traditions maritimes en Méditerranée. La fréquentation oscille entre 300 000 et 500 000 visiteurs, selon les éditions et les conditions météo. En 2024, malgré une tempête, 300 000 personnes avaient répondu présent.

Mais pour les organisateurs, l’essentiel est ailleurs. « Ce que nous voulons pour les années à venir, c’est que la manifestation soit reconnue comme remarquable par la qualité de son contenu », affirme Wolfgang Idiri. « Escale à Sète, c’est avant tout une rencontre : avec les pêcheurs, les marins, les charpentiers de marine, les ostréiculteurs, les jouteurs, les musées maritimes… Le public fait partie prenante de ce qui se passe. »

 

Des visites de bateaux accessibles via un pass

 

La grande majorité des animations et ateliers sont gratuits. Seule exception : la visite des ponts des grands voiliers, accessible via un pass payant à 12 euros pour les adultes, et 8 euros pour les 4 à 15 ans, dont les recettes servent directement à financer la venue des navires et les animations gratuites.

Ce pass est disponible auprès de l’Office de tourisme de Sète, en ligne et sur place. Un modèle économique assumé, « le plus populaire possible », selon l’organisation.

Publié : 10h55 par
Corentin Aubry - Journaliste

Journaliste et chroniqueur pour RTS FM, possède une solide expérience dans les domaines des sorties, de la nature et de l'environnement. Issu de l’univers de la communication et de la radio, il a développé une expertise en animation d’émissions, réalisation de podcasts, interviews et reportages. Ancien chargé de communication, il a travaillé pour des médias tels que Grand Sud FM et RCF avant de devenir consultant indépendant. Son parcours est enrichi par une formation en communication et technologies de l'information, ainsi qu'en techniques de réalisation radio. Secteurs préviligiés : Sortie, Nature, Environnement, Culture, Social, Divertissement