Frontignan-La Peyrade : expérimentation réussie pour le robot nettoyeur des eaux portuaires

5 mars 2024 à 8h30 par Corentin Aubry

Testé pendant un mois en début d’année au port de plaisance, le DPOL, un appareil de dépollution innovant, a montré des résultats prometteurs. Cette technologie mobile, capable de collecter divers déchets flottants et de lutter contre la pollution par hydrocarbures, devrait être définitivement installée d'ici 2025.

Dpol
Crédit : frontignan.fr

Le DPOL, une solution innovante pour la dépollution des ports

 

Dans l’Hérault, le port de Frontignan-La Peyrade a récemment testé une nouvelle technologie de dépollution, le DPOL. Cet appareil flottant, mis au point par l'entreprise varoise Ekkopol, a pour objectif de collecter les déchets flottants. Après un mois d'essai, les résultats ont été jugés satisfaisants à tel point que la direction du port prévoit la commande d’un robot le plus rapidement possible, peut-être d'ici la fin de l’année ou en 2025, en fonction du budget.

 

Comment fonctionne le DPOL ?

 

Le DPOL, pour Dépollution, est un système de pompe monté sur deux flotteurs parallèles. La pompe, immergée, crée un courant qui attire les déchets en suspension à la surface de l'eau, lesquels sont ensuite récupérés dans un filet. L'installation est mobile et peut être déplacée en fonction des vents pour maximiser son efficacité. "Quand nous avons un vent de nord-est, nous positionnons notre DPOL du côté sud-ouest, à l'opposé, et inversement. Parce que le vent crée des courants et amène tous les déchets dans un coin opposé", explique Gilles Rabaud, le maître de port de la cité muscatière.

 

Quels types de déchets sont collectés ?

 

Le DPOL est capable de récupérer une grande variété de déchets flottants, y compris les plastiques et les algues. "Nous relevons les sacs tous les matins. Il peut peser jusqu’à 35 kilos quand il est vraiment plein", précise Gilles Rabaud. De plus, l'appareil est également capable de lutter contre la pollution par hydrocarbures en utilisant des buvards récupérateurs d'hydrocarbures placés à l'intérieur du filet. 

 

Une solution qui séduit les ports

 

A noter que le port de Frontignan n’est pas le seul à avoir été séduit par cet appareil de dépollution low-tech. Près d’ici, le port du Cap d’Agde, mais aussi à Toulon, à Saint-Tropez, au Lavandou, à Monaco ou à Hendaye, mais aussi des stations balnéaires étrangères.  Une belle initiative qui permet donc de minimiser l’impact des hommes sur la santé des mers et des océans.

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