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Pyrénées-Orientales : une pharmacie de village sauvée par un Montpelliérain

07 août 2020 à 09h12 Par Gaëlle Ohan-Tchélébian
Pharmacie de la Vallée Verte, Saint-Laurent-de-Cerdans.
Crédit photo : Google Earth

Fermée depuis plus d'un an et demi, la pharmacie de Saint-Laurent de Cerdans, commune rurale des Pyrénées-Orientales, a été rouverte le mois dernier. L'arrivée à la rescousse de Philippe Palamara, jeune pharmacien originaire de Montpellier, fait le bonheur des habitants du village...

« Depuis mon arrivée il y a trois semaines, il y a du boulot, et une forte demande » relève Philippe Palamara, nouveau pharmacien en poste à Saint-Laurent-de-Cerdans. Pas étonnant, après plus d'un an sans pharmacie. A deux doigts de perdre la licence, l'établissement allait bientôt devoir fermer définitivement. Alerté par une de ses confrères à la retraite, Philippe, qui apprécie particulièrement la vie en milieu rural a décidé de sauter le pas : « J'ai visité le village, on a étudié le projet et j'ai trouvé que c'était un bon moyen pour se lancer ».

Nouveau village, nouvelle famille 

Originaire de Montpellier, le jeune pharmacien trouve l'exercice du métier moins oppressant qu'en métropole « Les gens y sont moins pressés, ils se connaissent alors ils discutent dans la file d'attente, c'est très agréable ». Un cadre plus familial, dans lequel Philippe semble se plaire trois semaines après la rouverture... Seul, mais bien entouré.

Largement soutenu par le maire de la commune, il est hébergé dans un gîte le temps de son installation, et prévoit de s'y installer « pour un bon moment » nous confie le trentenaire. L'évènement remet sur la table un sujet épineux : celui des déserts médicaux dont souffrent bon nombre de villages à l'écart.

Désert médical, fléau des villages réculés 

La situation observée à Saint-laurent-de-Cerdans reflète une réalité : « une grande majorité des jeunes diplomés se rapproche des zones urbaines, c'est pas évident, même si les choses évoluent et que la tendance est en train de s'inverser progressivement ». Quoi qu'il en soit pour Philippe, le bonheur est dans le « près »...